Description du projet

Insectes > Vrillettes ou cirons

L’accouplement a lieu peu après l’éclosion, et les femelles pondent jusqu’à 50 œufs, dans des fissures du bois ouvré ou non raboté, et souvent dans d’anciennes galeries. Les œufs, après 3 à 4 semaines, donnent naissance à de petites larves qui s’enfoncent immédiatement dans le bois, en forant des galeries qui s’élargissent au fur et à mesure de leur croissance. Les larves ne sortent pas du bois où elles vivent, et ne risquent pas de passer d’un meuble à un autre. Leur croissance demande 2 ans ou même plus, en fonction de la température, de l’humidité et de la nature du matériau.

Cycle vital de la Vrillette commune. Les œufs sont pondus dans des fentes du bois. Les larves nées des œufs rongent le bois pour s’en nourrir. Ces larves, au bout de 2 à 3 ans, effectuent leur nymphose dans des loges sous la surface.

Quelques semaines plus tard, les nymphes donnent naissance à des adultes qui forent un trou de sortie dans la pellicule qui les sépare de l’extérieur. Après l’accouplement, les femelles pondent leurs œufs. Les autres Anobiidés ont un cycle de vie similaire.

La température optimale est de 22 à 23° C pour cette espèce, qui est susceptible de se contenter de températures moindres et, dans nos régions, de prospérer à l’extérieur. Le taux d’humidité du bois le plus favorable est de 30% tandis que la croissance s’arrête en dessous de 11-12%.

Cette Vrillette laisse des traces dans nombre de feuillus et de résineux, mais montre une préférence pour les essences les plus tendres.

Elle n’attaque pas les arbres sains. Ses trous de sortie, circulaires, ont un diamètre de 1,5 à 2 mm. Ses galeries sont pleines de sciure de couleur jaune clair. Les excréments sont presque ovoïdaux avec une extrémité pointue et l’autre obtuse. La sciure de forage forme comme une couche neigeuse sous le bois attaqué.

Coulées de sciure = activité

On observe très souvent des traces de Vrillette commune dans les vieilles maisons. Elle est en mesure, au cours du temps, de détruire totalement les charpentes, pourvu que l’atmosphère soit suffisamment humide, dans les étables, écuries, caves et dépendances.

Cet insecte est particulièrement nuisible pour les collections historiques et culturelles, lorsque les conditions de conservation sont défectueuses. En revanche, il est très rare qu’il représente un danger dans les immeubles modernes où l’ambiance est trop sèche. Cette Vrillette vit aussi aux dépens des produits papetiers.

Comme il a déjà été dit, le bois dont la proportion d’humidité renfermée est inférieure à 12% environ est pratiquement hors d’atteinte de la Vrillette commune; cette valeur correspond à une humidité atmosphérique relative de 50 à 55%, à la température ambiante.

Forte attaque de vrillettes dans une cave

Il faut rappeler que la fraîcheur des planchers et des murs donnant sur l’extérieur permet aux Vrillettes d’attaquer le dos des armoires et autres meubles.

Formol, pétrole et gazole ont été utilisés contre les Vrillettes avec des résultats divers, mais ne peuvent être employés que lorsque l’odeur n’est pas un inconvénient. Les insecticides vendus contre les xylophages sont très efficaces. Les fumigations sont d’emploi plus difficile, mais le traitement par le froid ou la chaleur est parfois une bonne solution.

Pour tout complément d’information, prendre contact avec Sani-Bois, André Overney.

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